Florian
Florian Cyclo-voyageur. Auteur du livre 'une famille un monde'

Un point sur le matériel

Un point sur le matériel

Difficile de choisir des vélos pour ce type de très grande randonnée quand on n’y connait pas grand chose. Heureusement, avec l’aide des forums sur internet et les conseils avisés de voyageurs, on a fini par arrêter notre choix.

Qu’est ce qu’un vélo “tour du monde” ?

En gros, ce n’est pas tout à fait un vélo de route ni vraiment un VTT mais une chose hybride que l’on choisit en fonction de sa philosophie du voyage et de son budget. Les caractéristiques sur lesquelles il y a presque l’unanimité sont :

  • des roues de 26' : c'est la dimension standard dans le monde. Si en Europe, et particulièrement en Allemagne, c'est la roue de 700mm qui a tendance à s'imposer sur les vélos de route, cette dimension n'est pas présente dans les autres pays. Autrement dit, en cas de problème (roue abîmée, pneu à changer), il sera difficile de trouver des roues de ce diamètre. Donc on part avec des roues de 26', plus petites donc plus solides (rayons plus courts).
  • le cadre : acier ou aluminium ? L'acier présente des avantages au niveau de la longévité et la possibilité d'être réparé un peu partout dans le monde avec des procédés de soudure traditionnelle. Un cadre en aluminium sera plus difficilement réparable. La tendance serait donc de prendre un cadre en acier. Sauf qu'on n'en trouve pas tant que ça et que la plupart des grandes marques de vélos utilisent des cadres en aluminium. Pour un "petit" tour du monde d'un an comme le nôtre, s'il le faut, on se contentera d'un cadre en alu.
  • la mécanique : comme des problèmes mécaniques sont susceptibles de se produire partout et en particulier au milieu de la pampa, la préférence va à des systèmes éprouvés, facilement réparables et dont on peut trouver des pièces un peu partout dans le monde. La marque universelle, c'est Shimano. Reste à choisir la gamme : ni bas de gamme (trop fragile) ni haut de gamme (cher pour seulement un gain en poids). On laissera de côté des systèmes "révolutionnaires" certainement très intéressants à l'intérieur de nos frontières, mais qui pourraient se révéler irréparables loin de la maison.

Comment choisir ?

  • Soit vous avez un budget très large et la visite à un vélociste spécialisé randonnée tour du monde peut être une solution. Il vous fabriquera un vélo sur mesure avec ce qu'il y a de mieux et ça vous coûtera plutôt très cher.
  • Si vous ne voulez pas vous embêter à faire du sur-mesure, certaines marques de vélo proposent des vélos de ce type tout faits. C'est pratique mais guère moins cher.
  • Vous pouvez partir avec un vélo plus ou moins standard et l'équiper vous-même. Certains sont partis avec des vélos de grande surface du sport.
  • Vous pouvez également, si votre budget est réduit, tenter votre chance vers de l'occasion ou des vélos en kit. Cela permet de réduire vraiment le budget mais demande un peu de recherche et d'investissement en temps. Il faut dans ce cas aller faire un tour chez nos voisins allemand : ebay.de. On trouve de tout.

Nous, nous avons choisi une solution intermédiaire. Un vélo acheté en kit que nous avons monté nous-mêmes et un vélo acheté sur ebay mis en vente suite à un projet tour du monde annulé !

Nos vélos

Pour déplacer toute la famille, nous avons envisagé un première solution qui était : acheter deux vélos adultes identiques (moins de pièces de rechange à emporter). Un des vélos tracterait une remorque pour enfant, l’autre un système suiveur dans lequel on peut attacher la roue avant d’un vélo enfant. L’enfant sur le vélo peut donc soit pédaler de concert avec l’un de ses parents, soit être indépendant. L’enfant le plus petit est lui tranquillement balloté dans sa cabane à roues. L’inconvénient de ce système est lié au problème de déséquilibre du système suiveur : pas parfaitement rigide, le pilotage du vélo risque de devenir éprouvant à la longue. De plus, ce système ne semble pas assez solide pour un tour du monde. Sur les conseils de 2 familles, nous avons abandonné cette solution pour celle du tandem.

Le tandem : c’est un tandem de marque KHS Alite, que nous avons acheté en Allemagne en pièces détachées.

L’intérêt est double : un prix vraiment intéressant et une vraie formation de mécanique vélo. Ce vélo, on le connaît bien maintenant qu’on l’a assemblé !

Le tandem sera pour un parent plus notre grande fille derrière. Plus de risque de la perdre !

Le deuxième parent sera lui sur un vélo individuel. Il s’agit d’un T400 de marque Fahrrad Manufaktur racheté à bas prix à une cyclotouriste qui a été forcé d’annuler son tour du monde. Il est entièrement équipé. Là aussi, un peu de mécanique a été nécessaire pour changer le cadre pour un cadre plus haut.

A ce vélo est attaché une carriole (ou le contraire), achetée d’occasion et qui a déjà fait un tour du monde ! Mais elle est dans un état impeccable. La raison : c’est le modèle haut de gamme de chez Charriot. Les roues n’étant pas standards (18’), on partira avec une paire de pneus d’avance.