Florian
Florian Cyclo-voyageur. Auteur du livre 'une famille un monde'

Bilan Pérou

Il est temps de faire un petit bilan du Pérou, pays dans lequel nous aurons passé plus de deux mois. En fait, il faut parler de deux Pérou : celui de la Sierra du nord, pauvre et poussiéreux, et celui du sud, riche et touristique. Que de différence entre Balsas, bidonville au bord du Maranon et Cuzco, ville historique et envahie de gringos.

Est-ce dû à l’éloignement de Lima, notre parcours de l’Equateur à Trujillo se fera au milieu de villages de paysans souvent coupés du monde où la route asphaltée est l’exception.

Notre arrivée à Cuzco sera un choc : eau courante, propreté des rues, modernité. Il nous faudra quelques jours pour accepter que ce pays est le même que le précédent.

Dans un cas comme dans l’autre, nos rencontres seront riches d’échanges mais beaucoup plus rares qu’en Equateur. Si les Péruviens sont toujours prêts à aider et à dépanner, ils sont rentrés moins spontanément en contact avec nous que leur voisins équatoriens.

Mais le plus important est bien évidemment que nous avons échappé à toutes les mésaventures que l’on nous avait prédites à notre départ : nous n’avons pas été agressés en passant des villages isolés, on ne nous a pas tués pour nous prendre quelques dollars et personne n’a essayé de kidnapper nos enfants pour revendre leurs cheveux. Pire, jamais nous ne nous sommes sentis en danger dans ce Pérou réputé violent. Sommes-nous extrêmement chanceux ou bien la peur des Péruviens est-elle un peu exagérée ? Pour nous, le plus grand danger a été de ne pas pouvoir pique-niquer tranquillement, un autochtone de passage risquant de vouloir entamer la conversation, plein de curiosité pour ces étranges machines que nous faisons avancer péniblement sur les routes.

A bientôt.