Florian
Florian Cyclo-voyageur. Auteur du livre 'une famille un monde'

A plat !

A plat !

17 novembre 2010 : Moccoraisi - Combata

Quand on reste trop longtemps au même endroit, on s’étale. Ce matin, pour quitter les dortoirs confortables de Mario, il nous faut presque 3 heures ! Le trajet continue paisiblement ponctué par des pauses au bord de la rivière. Nous prenons lentement de l’altitude et dormons à 3400m. Encore 1000m de dénivelé avant de redescendre sur le lac Titicaca.

18 novembre 2010 : Combata - 10km avant Aguas Calientes

De grandes lignes droites un peu monotones ponctuées par la visite de Raqchi. C’est le dernier des cinq grands sites incas que nous visiterons. Il est connu pour son immense temple qui soutenait le plus grand plafond de l’époque.

Nous décidons d’aller jusqu’à des eaux thermales que nous n’atteindrons pas à cause de la nuit. Tonio et André repèrent un jardin avec de l’eau et des toilettes. On nous accepte avec nos tentes pour la nuit qui sera froide .

19 novembre 2010 : 10km avant Agua Calientes - Santa Rosa

Nous passons sans trop de difficulté le col de la Raya. Il faut dire qu’on se trempe dans des eaux thermales et que comme ça nous donne faim on déguste une truite à 9h du matin. Ca aide.

En haut, la récompense est totale : nous voici sur l’altiplano péruvien, ce plateau situé à plus de 4000m et habité par l’homme. Le paysage change radicalement. Les Andes que l’on côtoie depuis maintenant trois mois nous surprennent encore.

20 novembre 2010 : Santa Rosa - Ayaviri

Plat, c’est plat ! Du jamais vu. Moins de 1m de dénivelé par kilomètre.

Plus plat que la plaine de l’Ain ! Avec une ligne de chemin de fer fantôme. On se croirait dans un road-movie américain.

Ce soir, c’est le Pérou comme on le connaît : pas d’eau dans le village et pour le menu c’est poulet-frites ou poulet-riz…

21 novembre 2010 : Ayaviri - Caracara

De grandes lignes droites avec le vent de face : le cauchemar du cycliste.

Et pour finir, le gros point sur la carte où l’on comptait acheter à manger et dormir se révèle être un hameau de quelques fermes sans rien. On campe en mangeant les restes.

22 novembre 2010 : Caracara - Juliaca

Toujours plat, toujours droit. Je commence à regretter les cols et les pistes.  Côé positif : il fait beau et chaud et le vent est redevenu notre ami.

Nous arrivons à Juliaca par une banlieue triste avant d’atterrir dans un centre-ville agité où faire du vélo relève du jeu vidéo.

Et pour finir, le 2ème épisode de notre grande série du mois où nos valeureux pères se battent avec des chiens et une tente :