Florian
Florian Cyclo-voyageur. Auteur du livre 'une famille un monde'

La planète Mars de l'exrême orient

La planète Mars de l'exrême orient

Miracle du confinement dû au Covid-19, à force de ranger, on retrouve. Des prises de notes lors de voyages qu’on avait fini par oublier dans les entrailles de nos fichiers. Aujourd’hui, c’est le Japon et l’Indonésie de 2015 qui ressortent de la cave numérique. Ca tombe bien car on s’apprête à y retourner dans quelques mois. Enfin si le Covid-19 nous laisse tranquilles d’ici là.

art japonnais

Le Japon : planète Mars de l’Extrême-Orient

Les images les plus délirantes ont accompagné les Occidentaux dans la représentation qu’ils se font de cet archipel lointain. Par sa longue fermeture au monde extérieur et son repli sur lui-même, le Japon a acquis une image de terra incognita que n’a cessé d’alimenter cette culture issue d’une tradition bien ancrée et d’un modernisme galopant.

Pour ma part, ces sont les mangas raffinés de Jiro Tanigushi qui m’ont appris ce que je sais du Japon.

Là où se loge la technologie

Parfois les technologies les plus simples sont les plus élégantes.

Robots, miniaturisation, inventions électroniques font partie de l’histoire technologique de l’archipel. La technologie est omniprésente dans la vie des Japonnais sans pour autant paraître envahissante. Du moins pour eux. Pour les pauvres voyageurs que nous sommes, elle nous rattrape rapidement et entrave le bon déroulement des opérations dès que nos besoins physiologiques nous poussent dans le seul endroit où l’on peut les satisfaire. Or les toilettes japonaises ont ceci d’extraordinaire qu’elles sont particulièrement automatisées. Une rangée de boutons poussoirs alignés au niveau de l’abattant font ressembler une opération par nature assez simple à une initiation à la maîtrise du pilotage d’un avion. Tout cela ne serait rien si les indications données sous chaque bouton étaient traduites en autre chose que des idéogrammes qui gardent pour nous une part indéniable de mystère.

Le voyageur prudent se dira que le mieux est d’en rester aux fonctions de base de l’appareil : s’asseoir, faire ce pour quoi on est venu, puis actionner la chasse d’eau à l’aide de la poignée située, par chance, au même endroit que sur n’importe quel autre WC occidental.

C’est sans compter l’extrême raffinement des Japonnais. A peine assis sur le trône, des capteurs de poids déclenchent une série d’opérations dont on ne perçoit que le bruit de soufflerie. D’abord, l’ensemble se met à chauffer. Détail inutile au mois d’août où la température est déjà étouffante à Tokyo. Puis des leds se mettent à clignoter sous des icônes stylisées de paires de fesses associées à ce qui semble être des formes de jets propulsés du bas vers le haut répondant vraisemblablement à des nettoyages intimes de différents niveaux (de pression, de température ?).

Avant que le système ne s’emballe, je me lève puis tire la chasse d’eau qui se remplit à l’aide d’un robinet astucieusement placé au-dessus du réservoir qui me rappelle l’obligation qui m’est faite de me laver les mains. Parfois les technologies les plus simples sont les plus élégantes.

Tokyo le dimanche

Quoi de mieux qu’un grand parc tokyoïte pour se fondre dans la foule des promeneurs un dimanche ?

Le quartier Harajuku regroupe un immense parc, un temple où l’on est accueilli par des tonneaux de vins français et une rue commerçante délirante où magasins pour cosplay et boutiques de gadget se battent à qui atteindra la plus haute densité d’objets par mètre carré.

des vins français au Japon

Manger à un prix raisonnable se révèle, par contre, assez compliqué et nous finissons dans un restaurant traditionnel où des cadres en cols blancs s’enfilent des soupes en moins de deux minutes. Véridique : j’ai chronométré.

Odaïba : ville du futur

A l’époque où j’étais encore lycéen, on nous parlait en cours de géographie de ce quartier que les Japonais avaient gagné sur la mer pour agrandir leur mégapole dont l’expansion semblait sans limite. J’imaginais volontiers des millions de Japonais serrés sur des plateformes mouvantes qui manquaient de se renverser à chaque vague. Bien évidemment le quartier d’Odaïba est parfaitement stable et mis à part le métro aérien qui franchit l’immense rainbow bridge, rien ne le distingue de la partie terrestre de la ville. A part un modernisme hérité de sa naissance récente qui se traduit par l’architecture souvent étonnante de ses bâtiments et sa grande allée centrale bordée d’arbres et de distributeurs de boissons fraîches.

C’est au musée de l’innovation que nous nous rendons pour apprécier cette passion japonaise des robots et des humanoïdes avec qui nous converserons une partie de la visite.

Au retour, nous prenons la voie terrestre et arrivons à une plage improbable d’une propreté toute japonaise.

une plage au centre de Tokyo

La traversée à pied du pont nous offre des vues magnifiques sur la skyline d’Odaïba et quelques sensations fortes. Nous sommes à plus de 100 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Yanaka : l’anti-Odaïba

Yanaka c’est la vieille ville de Tokyo. Nous ne le comprenons pas tout de suite, l’immensité du métro nous ayant fait nous arrêter dans une station dont le nom est proche mais pas au bon endroit.

Les petites rues de Yanaka nous emmènent aux portes du parc d’Ueno que nous traversons avec un arrêt au zoo, un autre devant une étendue de nénuphars géants puis enfin les rues commerçantes du sud de la gare qui abritent un marché de nuit coloré et baigné dans les odeurs de nourriture. C’est dans un restaurant de nouilles à l’italienne que nous reprenons des forces avant le retour.

Ginza : le quartier magasin

Je voulais me rendre à l’immeuble Sony pour y admirer les dernières créations du géant de l’électronique. Mais on peut également renouveler l’expérience dans l’Apple Store de 5 étages ou bien encore dans l’immeuble Yamaha, temple des instruments de musique.

Pour le célèbre marché de poissons (le plus grand du monde), on se contentera d’en apprécier les multiples entrepôts. Pour acheter du poisson, ça se passe bien plus tôt.

Le centre vide

Un détour par les jardins du palais royal s’impose durant notre séjour. Là aussi, un gigantisme urbain est à l’oeuvre autour des ces beaux jardins. Et dans le dédale des bâtiments, on se retrouve rapidement à l’intérieur du musée d’art moderne de Tokyo pour échapper à la pluie et profiter d’un rapide rappel historique de l’art japonais.

Tokyo street

Tokyo-Bali

Il est déjà temps de partir. Nous prenons toutes les précautions en repérant, la veille, le trajet qui doit nous emmener de notre appartement à la gare routière. Mais au petit matin, il est tôt et le centre commercial que nous avions prévu de traverser pour arriver à destination est fermé. Nous trouvons à la dernière minute un ascenseur pour accéder à la plateforme des bus. Nous pensions avoir vécu là notre seule frayeur. Mais arrivés à l’embarquement de l’aéroport, on se voit refuser l’accès à l’avion sous prétexte que notre séjour en Indonésie dépasse 30 jours ! En une heure et demi de conversation avec le patron d’Asia Airlines, on passe d’un refus à la possibilité d’être débarqués en Malaisie au milieu de la nuit à l’acceptation de nous laisser entrer en Indonésie mais en signant une reconnaissance de notre situation soit-disant illégale. A l’arrivée nous passons finalement les douanes indonésiennes sans difficulté pour affronter la dernière difficulté de cette longue journée : notre hôte qui s’était engagé à venir nous chercher n’est pas présent au rendez-vous.

Nous finirons par trouver un hôtel bien trop cher dans un pays où 30€ la nuit pour 4 personnes constitue un maximum.

Un séjour qui commençait donc bien mal.

Bali

Débarqués dans la ville de Kuta après nos mésaventures de la veille, nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Je n’avais pas envie de m’arrêter dans la station balnéaire mythique de Bali. Elle représente ce que nous cherchons en général à éviter : des plages bondées de surfeurs australiens, un trafic routier incessant, des lumières agressives et du bruit 24h/24.

Alors, pour se fondre dans cette agitation, rien de mieux que de devenir surfeur !

Surf

  • Get on your board !
  • Back !
  • Paddle !
  • Up !

Les ordres sont criés par les moniteurs de surf qui poussent les planches des débutants afin de leur faire prendre la vitesse nécessaire pour passer dans la vague et être entraînés jusqu’au bord en évitant de foncer dans un malheureux nageur qui n’a d’ailleurs rien à faire ici.

Alors que nous pensions avoir atteint une certaine maîtrise la veille, notre formateur décide de nous donner des planches plus petites. C’est plus difficile mais vous irez plus vite, m’explique t-il avec un grand sourire.

Pas grand chose à ajouter à part qu’il connaît bien son matériel.

Dès que j’arrive à tenir à peu près debout sur la planche, on passe à plus difficile en tentant de prendre les grosses vagues. Mais la fatigue des jours précédents et la taille des vagues ont raison de ma détermination. Je suis épuisé et j’ai bu la tasse de trop nombreuses fois. Je n’en peux plus de me battre contre ma planche et les vagues. Je veux de la terre ferme où tout est stable.

surf dans le temple

Yoga ?

Notre hôte à Ubud s’appelle Yoga. Il devait venir nous chercher mais finalement a préféré envoyer son frère qui ne pouvait pas venir et qui a contacté un ami taxi qui lui aussi indisponible a finalement demandé ce service à un copain à lui. Une telle chaîne de commandement a légèrement modifié l’adresse de destination. Même si parler d’adresse est abusif en Indonésie car les rues n’ont pour la plupart pas de nom ou alors le même nom qu’une autre rue de l’autre côté de la ville et que les maisons n’ont pas de numéro. Sur Bali on habite « près du Kopi Desa en face du temple dans le village de Penestanan ». Ce qui devait arriver arriva : nous nous retrouvâmes devant l’enseigne d’une école de Yoga !

Heureusement j’avais noté le numéro de téléphone de Yoga (le vrai) que je m’empresse de donner au chauffeur ami de l’ami de l’ami du frère de Yoga. Quelques coups de fils ainsi que les précieuses indications des passants nous remettent dans le droit chemin et nous arrivons chez Yoga. Ou plutôt devant le temple familial derrière lequel se trouvent les maisons des membres de la famille. Nous, nous logerons tout au bout de l’allée dans une superbe villa ouverte sur 2 côtés qui par définition ne ferme donc pas à clé.

Kultur

Ubud est considérée comme la capitale culturelle de Bali. On y visite le Blanco Museum, musée dédié à un artiste autoproclamé Dali local. Puis nous descendons jusqu’à l’Ubud Market où l’on peut acheter les mêmes souvenirs dans une centaine de magasins identiques où seuls les prix varient du simple au triple.

Enfin, pour terminer cette journée couleur locale, nous assistons à un spectacle de musique et de danse où les percussions balinaises rythment des contorsions costumées qui tentent de nous expliquer les problèmes amoureux des légendes locales.

Massages

En Thaïlande, c’était les massages Thaï plutôt stimulants voire un peu douloureux par moment.

A Bali, c’est le massage traditionnel balinais. Beaucoup plus doux, on se sent plus massé que frappé. Un vrai plus.

Ensuite nous allons rendre visite à nos cousins macaques dans une forêt sacrée. Ils sont partout et ne se font chasser à coup de lance-pierres que lorsque qu’ils s’approchent un peu trop des tombes. La tranquillité des morts c’est sacré.

monkey crossing sign

Les filles retiendront les gesticulations permanente des singes et nous la beauté des lieux, impeccablement entretenus, ce qui n’a rien d’évident ici.

House of god

statue

Détour par le musée de peinture présentant les peintres Balinais et les peintres étrangers inspirés par Bali. Ils sont nombreux a avoir peint les paysages de l’île en y ajoutant force de détails comme les touristes.

Le soir, Yoga nous équipe de Sarong pour que l’on puisse assister à une cérémonie communautaire et religieuse. Yoga nous les a prêtés car, nous a-t-il prévenus « You’ll be in the house of God tonight ». C’est encore une danse pleine de naïveté qui compose l’essentiel de la soirée : une grosse bête poilue représentant le Bien (elle a les 6 dents de devant limées comme le font les Indonésiens) nargue deux grandes sorcières (aux dents non égalisées) qui sont l’incarnation du mal. Personne ne gagne, personne ne perd, l’équilibre du monde est assuré. Tout le monde peut rentrer se coucher.

Un dimanche à Ubud

Journée de marche bipédique dans les champs de riz aux alentours d’Ubud puis massage des pieds pour se relaxer de cette dure journée. Parfait.

Tanah Lot

Tanah LotNous partons pour Tanah lot, un temple dont la particularité est de se situer sur un éperon rocheux dans l’océan. Un Mont-Saint-Michel miniature en quelque sorte. L’ensemble est assez fascinant si on fait exception des vendeurs ambulants, pénibles comme d’habitude.

Mont Batur

Nuit courte et réveil à 2h du matin pour partir faire l’ascension du mont Batur.

Au sommet à 5h du matin pour profiter du lever du soleil puis descente et petit-déjeuner face au lac : bananes cuites à la vapeur du volcan.

D’où qu’on le regarde, ce volcan est fascinant avec ses jets de vapeurs et sa gueule ouverte.

Amed

Dernier fish spa à Ubud pour les filles suivi d’une pizza à 2€ meilleure qu’en Italie. Puis c’est le départ pour Amed. 3 heures de route dans les paysages volcaniques recouverts de rizières de l’est de Bali.

A Amed, nous découvrons une station balnéaire à bout de souffle où les déchets côtoient les plages de galets noirs. Il a plu et la tristesse envahit l’endroit.

Nous partons à la recherche d’un club de plongée sérieux qui peut Nous emmener descendre dans l’épave de l’US Liberty, site de plongé mondialement connu. Petit saut dans la piscine pour Zoé qui n’est pas encore diplômée et pour moi qui ai besoin d’un petit refresh de mes connaissances.

Get wet in Amed proclame le mini bus qui nous emmène à 5h du matin vers la plage de Tulamben pour la première plongée au lever du soleil. On évite ainsi la foule de plongeurs qui ne tardera pas à arriver. On profite également d’une meilleure visibilité et de gros poissons qui n’ont pas encore fini leur nuit dans les entrailles de l’épave longue de 40 mètres.

Gili Air

Nous quittons quelques jours plus tard la tristesse d’Amed et le bruit de sa circulation pour le calme de Gili Air, micro-île proche de Lombok. Sur Gili Air, pas de véhicule à moteur. Quand on vient de passer 3 semaines à éviter les 4x4 et les scooters asiatiques, ça ne peut faire que rêver. Mais ce calme olympien se mérite. La traversé laisse Carine et Zoé groggy. Surfer sur les vagues à bord de notre mini-bateau lancé à toute vitesse ne plaît pas à leur estomac.

Et on recommence la quête d’un club de plongée pour parfaire notre formation de plongeurs.

Nous restons finalement plus que prévu sur Gili Air. Notre planification n’était de toute façon pas très claire. Les raisons qui nous poussent à rester sont essentiellement le calme extraordinaire de cette île où les moteurs ont été bannis : pas de voiture, pas de scooter, à peine le ronflement des bateaux qui arrivent au port. On est perpétuellement bercés par le bruit des vagues et celui des chevaux, seul moyen de transport autorisé avec les vélos. Mais la faible taille de l’île ne justifie même pas l’utilisation d’un vélo.

Que peut-on faire sur Gili Air? Essentiellement se laisser gagner par l’ambiance de ce petit bout de terre au large de Lombok. La plupart des voyageurs restent 3 jours par ici, l’île devenant une simple étape dans un périple plus long. Mais du temps où les premiers routards ont découvert ce petit coin de paradis, les moyens de s’y rendre étaient si peu développés qu’ils y restaient souvent plusieurs semaines. En prenant son temps, on peut observer des scènes de la vie quotidienne des habitants : la baignade des chevaux en fin de journée pour les délasser après leur dur labeur. L’embarquement de ces même chevaux dans de frêles embarcations à marée basse. Ou encore l’activité du chantier naval proche de notre logement où l’on sort et l’on rentre les bateaux dans l’eau à la main en les faisant glisser sur des bambous. Une bonne trentaine de personnes est nécessaire pour faire bouger les plus gros bateaux.

baignade des chevaux à Gili Air

Sorti du chemin côtier et de la plage, très propre, on entre dans l’intérieur de l’île où vivent les Indonésiens dans des conditions bien plus sommaires que les touristes : de simples cahutes recouvertes de tôle comme habitat et des chemins bordés d’ordures. Au centre trône la mosquée, seul bâtiment de deux étages qui n’a pas le clinquant des mosquées des pays arabes. Il me semble qu’on y pratique un islam très tranquille, certainement à l’image des habitants dont la gentillesse et les sourires sont une constante.

C’est le jour du départ. Il nous faudra 2 heures de bateau « fast, reliable and confortable » pour atteindre le port le plus proche d’Ubud.

Le chauffeur de bus refusera de nous poser à notre villa. Je lui promets que son karma va en prendre un coup.

Ubud

Balade dans les rivières.

Repas dans les rivières chez Lala Lili.

Balade et session achat de souvenirs au marché d’Ubud.

Massage en fin de journée chez Lili Spa.

Journée au musé Puri Lukisan : 1 heure d’initiation au gamelan. 3 heures de fabrication de masque. Demain j’attaque l’alphabet indonésien.

Back and shoulders and head massage. Parfait pour se remettre d’aucun effort particulier dans la journée.

Yoga + massage : bien être absolu dans la capitale du bien-être.

Dernière matinée à Ubud avant le départ pour le long transfert vers Tokyo.

les rues d'Ubud

Passage de douane. Racket en règle.

Long voyage vers Tokyo en passant par Kuala Lumpur et l’hôtel de l’aéroport. Facturation à l’heure des marchands de sommeil.

Sky Tree

Visite du quartier avec un arrêt au musée des percussions et une visite du temple puis retour par la rivière Sumida et dégustation de Sushi, Sashimi et autres spécialités niponnes. Très bon, sauf les algues.

Planétarium, balade au bord de la Sumida, quartier des Sumos, achat de souvenirs chez Daiso.

MegaWeb Toyota dans le quartier d’Odaïba. Un parc d’attraction pour grands.

Visite d’Electric City. Le temps est nuageux et nous sommes un peu déçus par le manque d’ambiance du quartier. Nous trouvons une petite expo sur les pliages en papier bien plus fascinante. Mais le soir, de retour dans la ville électrique pour reprendre le métro, le quartier a changé de visage : du monde dans les rues sous des néons criards et des cosplay un peu partout. Certains quartiers n’aiment que la nuit.

Exposition sur les Mangas dans le quartier de Roponggi.

Départ pour l’aéroport par le premier métro à 4h00 du matin. Rue déserte. Propreté impeccable.

on ne fume pas en marchant