Florian
Florian Cyclo-voyageur. Auteur du livre 'une famille un monde'

Chaud Time

Chaud Time

Petit bilan de ces quatre dernières journées :

3 juillet 2010 : Rignieux - St Romain de Jalienas

Rangement de la maison dans des cartons et préparation des vélos,

  • courte nuit sur le trampoline (merci Hélène et Bruno),

  • tornade ménagère (merci les parents, merci Ingrid et David), grosse fatigue, départ sous la banderole (merci Axelle et Théo),

  • photos, larmes :

Les dernières 24h avant le départ ont été un grand chaos. Et puis après quelques kilomètres (merci Marc pour l’accompagnement), la magie du voyage a à nouveau fonctionné : oubli progressif de ces dernières journées trop remplies, automobilistes s’arrêtant pour nous ramasser les objets tombés de la carriole, rencontres, questions et encouragements à chaque arrêt, Zoé en pleine forme, Mahaut à la sieste, douches, bivouac et nuit bien méritée.

Nous voulions plutôt partir discrètement mais votre présence à tous nous a beaucoup touchés. Merci à Marcel d’avoir fait le déplacement. Pour nous, tu es un peu le parrain de cette aventure.

Brèves de tandem :

- Maman, nous n’avons pas goûté.

- Pour goûter, il faut pédaler un petit peu. La boulangerie est au prochain village.

- Pour faire le plein d’énergie, il faut user de l’énergie. C’est drôle !

PS : nous avons franchi notre première frontière … entre l’Ain et l’Isère.

4 juillet 2010 : St Romain de Jalienas - Artas

Il me demande comment j’arrive à tirer la carriole dans les montées. Je lui réponds : “lentement”

Après une nuit arrosée (par les orages), nous quittons la ferme des épinettes pour continuer notre route vers le sud. On y découvre ce qui n’est pas signalé sur la carte routière : le relief. Nous gravissons lentement les nombreuses côtes en râlant et oublions tout à chaque descente. Un cyclo hollandais nous montre dans son guide que la route que nous empruntons (au hasard) est célèbre aux pays bas. Elle relie Amsterdam aux Saintes Marie de la Mer. Il me demande comment j’arrive à tirer la carriole dans les montées. Je lui répond : “lentement”. Malgré la chaleur, nous faisons nos 40km. Arrivée à Artas, dont j’apprends qu’elle est la ville à l’origine de la fête des mères, la chance nous fait rencontrer Agnès, Hugo et Jessica qui nous propose spontanément de planter la tente dans leur jardin en plein cœur du village. Il est 18h30, nous acceptons immédiatement. Qui a dit que la richesse du voyage à vélo est dans les rencontres ?

5 juillet 2010 : Artas - Cour-et-Buis

“Si ça continue, il va rentrer tout usé le tandem”

Brèves de tandem :

Au sujet des craquements du tandem, Zoé : “Si ça continue, il va rentrer tout usé le tandem”

Le soir, à l’étape, Zoé écrit son journal de bord. Ce soir, c’est assez poétique :

Nous sommes quatre avec deux vélos

Et c’est très rigolo

De voyager à vélo

Mais quand il y a un grande montée

Nous sommes tous très fatigués

Et nous voulons nous reposer

Et c’est l’heure du repas

Et nous ne sommes plus tout plats

Parce que nous sommes courageux

Et nous ne sommes pas des screugneugneus

Nous dormons chez Mireille et Guy,  passionnés de voyage également. Un grand merci à eux et à Céline de nous avoir reçus.

En enfin, pour changer un peu, et parce que je suis fatigué d’écrire, voici un résumé vidéo rapide de la journée :

[youtube]Q1qSapzIgks[/youtube]

A bientôt.